Sommaire
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Dérives
Printemps / été 2005
La question de mobilité a souvent été traitée par les artistes à travers la figure de celui qui marche, de l’arpenteur. Longtemps représentée, cette mobilité s’incarne désormais dans de nombreuses pratiques artistiques contemporaines. Comme autant de variations sur le thème du flâneur baudelairien, le nomadisme, l’errance, la déambulation, le voyage, les dérives diverses constituent des moyens par lesquels nombre d’artistes observent le monde et proposent d’en faire l’expérience.
Éditorial
Dossier
Une cinéplastique généralisée
Les multiples facettes de la dérive urbaine
Performances déambulatoires
Traverses. Variations sur une même piste
Tout bouge
Les promenades de Françoise Sullivan
La marche : petite révolution dans la danse
Portrait de l’artiste en touriste
William Pope.L : Lève-toi et rampe
Walkers : Sur une série vidéo de Florent Mulot et Thomas Bernardet
Ni près, ni loin : Loly Darcel à la galerie Optica
Hors-Dossier
Chroniques
Jeunes critiques
Numéro en cours
Handi
Printemps été 2026
Si « handi » et « crip » (dérivé de cripple, signifiant « infirme ») sont les diminutifs de mots stigmatisants, le sens qu’on leur donne n’a rien de réducteur. Au contraire, ils sont dotés d’une charge politique qui procure aux personnes qui les revendiquent un puissant levier d’émancipation, offrant aux artistes en situation de handicap des manières non normatives d’exprimer les temporalités singulières de leur expérience et de se frayer un chemin dans le monde de l’art validiste. C’est à ces efforts de transformation sociale et politique, mais aussi culturelle, que ce dossier s’intéresse, en s’attardant aux manières dont les auteur·es et artistes handi·es et crips abordent les différents défis auxquels elles et ils font face.
Couverture : Hac Vinent
Accident, vue d’exposition, Fundació Joan Miró, Barcelone, 2024.
Photo : Roberto Ruiz, permission de l'artiste & ADN Galeria, Barcelone