[Extract in French]
La Biennale de Venise est désormais un parcours gigantesque, tant en distance qu’en quantité et en diversité. Cette 49e Exposition Internationale d’Art se présentait sous la forme d’un "plateau de l’humanité", ce qui n’est pas un thème général, mais plutôt, comme le présente le commissaire Harald Szeeman : "une affirmation de responsabilité face à l’histoire et aux événements de notre temps. Le Plateau de l’humanité tente de raconter les multiples dimensions de l’Homme contemporain". La volonté des organisateurs de l’événement était de mettre en place, sur une unique plateforme, des artistes de toutes provenances, disciplines, âges et carrières confondus, afin de laisser émerger des lieux communs hors des contextes culturels connus. En tentant d’ouvrir les frontières de l’art et de jouer sur la fièvre de la globalisation, la Biennale a mis paradoxalement en évidence de grands courants "régionaux". En se basant sur un point de vue qui pose l’art actuel en deux pôles, soit l’Europe occidentale et les États-Unis, s’affirment de nouveaux centres d’activités artistiques qui semblent s’affranchir de leur position de "périphérie" afin de poser indépendamment leurs propres critères et productions. Le nord de l’Europe (Hollande et Allemagne) et le Canada, l’Asie, (dans ses zones urbaines : Japon, Corée, Taïwan, Hong Kong et Singapour), ainsi que l’Amérique Latine, proposent un art personnel et autonome à partir d’enjeux et de traits culturels qui les caractérisent.
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